Chirurgie de la peau ou dermatochirurgie à Marseille

Base fondamentale de toute la chirurgie esthétique, la peau peut être également le siège de chirurgie de la peau, lésions relevant de la chirurgie réparatrice :

  • La dermatochirurgie concerne la chirurgie d’exérèse des lésions dermatologiques. Parfois pratiquée par le dermatologue lui-même, le recours au chirurgien plasticien se justifie dans certaines zones ou l’esthétique prend particulièrement d’importance.
  • Les cicatrices, qu’elles soient normales ou pathologiques, peuvent également relever de gestes médicochirurgicaux spécialisés. Seule la formation très pointue acquise pendant les longues études de chirurgie plastique, réparatrice et esthétique permet d’offrir un éventail de techniques adapté aux différentes situations.

La dermatochirurgie est le traitement des lésions de la peau et des tissus sous cutanés. Les lésions les plus fréquentes sont :


Les lésions cutanées bénignes

  • NAEVUS (ou grain de beauté), lésion bénigne mais pouvant parfois dégénérer en mélanome. Leur exérèse peut se faire dans un but purement esthétique ou à visée préventive. Dans le doute, il est important de consulter votre dermatologue qui pourra vous orienter. En effet, la frontière entre les deux types est parfois difficile à apprécier même par le spécialiste et donc à plus forte raison par vous-même. Il faudra se méfier des lésions très noires ou irrégulières.
  • FIBROMES, MOLLUSCUM sont en revanche beaucoup moins inquiétants.
  • ANGIOMES, bénins mais parfois très volumineux, bénéficieront plutôt de traitements par laser.
  • XANTHELASMA, dépôts de cholestérol au niveau des paupières, justifient une intervention mais les récidives sont fréquentes.


Les lésions cutanées malignes

  • EPITHELIOMAS (baso ou spino cellulaire), à suspecter devant toute lésion rouge qui saigne et fait une croute sans cicatriser. Ils sont favorisés par l’exposition au soleil (en général dès l’enfance) et nécessitent une exérèse pour être analysés. Ils débutent souvent par une lésion précancéreuse de KERATOSE qui peut, elle, être brûlée à l’azote liquide par le dermatologue.
  • MELANOMES MALINS beaucoup plus graves et nécessitant une exérèse large (plus ou moins selon leur épaisseur). On les redoutera devant une lésion très noire et irrégulière mais ils peuvent prendre des formes beaucoup plus trompeuses.


Les lésions sous cutanées

  • LIPOMES, boules graisseuses recouvertes par une peau saine. Ils peuvent être isolés (parfois très gros et profonds) ou multiples, pouvant être disséminés par dizaines sur tout le corps en cas de lipomatose.
  • KYSTES SEBACES, équivalents à de très gros points noirs adhérents à la peau et pouvant s’infecter. Il faudra les opérer en dehors de leur période inflammatoire sinon la récidive sera très fréquente. Ils surviennent en général sur es peaux grasses et sont rarement isolés.
  • LOUPES, équivalentes à un kyste sébacé au niveau du cuir chevelu et souvent multiples.

Des centaines d’autres lésions cutanées et sous cutanées existent et justifient une consultation chez un dermatologue.


Déroulement de l'intervention

  • Anesthésie le plus souvent locale sans hospitalisation (en externe), une neuroleptanalgésie, si la lésion est volumineuse, permet de ne pas sentir les piqûres mais nécessite une hospitalisation d’une demi journée (ambulatoire). Rarement, une anesthésie générale sera justifiée.
  • L’opération consiste à enlever la lésion en passant plus ou moins au large selon la gravité. Pour les épithéliomas, une analyse anatomopathologique pendant l’opération (extemporanée) permettra d’être certain de tout avoir enlevé pour essayer d’éviter une récidive précoce.
  • Si la peau est assez souple, la plaie sera suturée simplement, permettant d’obtenir une cicatrice optimale. Parfois, surtout en cas de lésion maligne, il sera nécessaire d’apporter de la peau par une greffe de peau (la peau est prise sur une autre partie du corps et greffée sur la zone où il y avait la tumeur) ou par un lambeau (la peau est prise à côté de la zone d’exérèse mais garde une connexion avec ses vaisseaux) et la cicatrice sera plus visible.
  • La cicatrisation va se faire en 4 à 15 jours selon la zone du corps. Plus la lésion est grosse, plus la cicatrice aura tendance à s’élargir.


voir la FICHE D'INTERVENTION SOFCPRE

Les suites opératoires : Les Cicatrices

La cicatrisation normale

Après une intervention chirurgicale, la plaie va se recoller au bout d’un temps allant de 3-4 jours (paupières) à 15-20 jours (tronc et membres), période au bout de laquelle il sera possible d’enlever les points (s’il ne s’agit pas de points résorbables) : la plaie opératoire s’est alors transformée en cicatrice.


Celle ci va évoluer en plusieurs phases :

-Pendant la 1ère phase (qui va durer environ 1 mois), la cicatrice est généralement fine et incolore.

-Pendant la 2ème phase, la cicatrice va commencer à rougir et le restera pendant au moins 6 mois (parfois 1 ou 2 ans). Si normalement cette cicatrice reste fine, elle peut parfois s’élargir ou être en relief (cicatrice hypertrophique).

La cicatrice élargie restera large, une cicatrice en relief doit normalement s’aplatir au bout de 8 à 9 mois, sinon il s’agit d’une cicatrice cheloïde (pathologique) nécessitant des soins particuliers.


Les facteurs influençant la cicatrice

  • Le tabac
  • L’âge
  • La localisation : généralement le visage cicatrise assez bien. Le risque de cicatrice chéloïde est plus important au niveau du sternum, des épaules et de la région sus pubienne. Les cicatrices du dos et des zones de flexion des membres ont tendance à s’élargir.
  • La couleur de la peau : les peaux pigmentées noires ont tendance à faire des cicatrices chéloïdes.
  • l'intervention : si on enlève de la peau (grain de beauté ou lifting abdominal) la cicatrice aura plus tendance à s’élargir qu’une intervention où on incise simplement la peau (lipome profond).

Les soins sur la cicatrice

Il faudra éviter de tirer sur la cicatrice par des mouvements de traction perpendiculaire à celle-ci.

Il est capital de la comprimer en postopératoire. En chirurgie esthétique cela se fait généralement avec des vêtements compressifs (soutien-gorge ou panty) portés pendant plusieurs mois (tant que la cicatrice a tendance à être en relief).

La cicatrice devra également être MASSEE  avec des pommades  afin de la décoller.

La compression doit être renforcée par le port de plaques de GEL DE SILICONE à appliquer sur la cicatrice pendant plusieurs mois.

En cas de surélévation de la cicatrice (hypertrophique et chéloïde) on pourra être amené à faire des INFILTRATIONS intra cicatricielles de cortisone à partir du 2° mois postopératoire (à répéter éventuellement).

Que faire devant une cicatrice ancienne inesthétique?

Parfois (selon la localisation et le type de peau), il ne sera pas possible d’agir.

Dans certains cas, il est possible de DECOLLER chirurgicalement une cicatrice (cicatrice adhérente) ou de la DEBRIDER par une plastie cutanée (cicatrice rétractile) ou exceptionnellement une greffe de peau.

Les cicatrices hypertrophiques devront au maximum bénéficier de gestes locaux de prévention par compression (gel de silicone + vêtement compressif).


Certaines cicatrices chéloïdes pourront être reprises chirurgicalement. Il faudra alors en postopératoire réaliser des infiltrations et parfois une RADIOTHERAPIE de contact sur la cicatrice, il n’est cependant jamais possible de garantir une absence de récidive de celle-ci (certaines personnes referont des chéloïdes dans 100 %  des cas).

Une cicatrice élargie peut être reprise si la peau le permet. En cas de cicatrice dépigmentée il peut être intéressant d’avoir recours à un tatouage.

Une cicatrice hyperpigmentée est plus difficile à traiter, certaines crèmes dépigmentantes ou le recours au laser peut parfois les améliorer.

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